Environnement et spiritualité
L’environnement dans lequel nous évoluons n’est pas un simple accessoire dans nos vies. Nous faisons corps avec la nature, nous n’en sommes pas indépendants. Les impacts de notre mode de vie sur l’environnement sont maintenant observés, étudiés et remis en question avec plus de rigueur que jamais.
Comment cette question nous rejoint-elle? Comment s’intègre-t-elle à nos préoccupations spirituelles? Notre spiritualité chrétienne rejoint l’ensemble des secteurs de l’activité humaine. Au cours des siècles, l’Église a développé une spiritualité du travail, une spiritualité de l’amour, une spiritualité de la vie et de la mort… Le temps n’est-il pas venu de travailler à une « spiritualité de l’environnement »?
Le premier récit de la Bible, dans le livre de la Genèse, raconte les origines du monde et vise à situer l’être humain au cœur de la création divine. Dans le plan créateur, l’être humain est appelé à vivre en harmonie avec le Créateur et son univers. Malheureusement, l’impératif « dominez la terre » (Gn 1,28) qu’on y retrouve a été trop souvent interprété comme l’expression d’un droit absolu de l’Homme sur la nature. Il se veut plutôt l’expression de la réalité de l’expérience humaine : ne sommes-nous pas placés en situation de domination? L’expérience nous le démontre : tandis que l’être humain n’est pas situé au sommet de la chaîne alimentaire, il possède un pouvoir immense sur la création. Cette domination effective ne peut faire l’économie d’une gestion intelligente et harmonieuse. Plus que jamais, nous réalisons que notre domination conduit trop souvent à la destruction et à la mort. Nous savons bien que cela n’est pas le plan de Dieu!
Nous devons donc bien comprendre notre rapport à la nature, dans une perspective de collaboration au plan divin. Si elle nous est gracieusement offerte pour notre subsistance, nous avons le devoir et la responsabilité de la respecter. La suite du récit de la Genèse nous rappelle les difficultés que rencontrent les êtres humains dans leurs rapports entre eux et avec Dieu : divisions, refus de Dieu, désir de toute-puissance, etc. Si les préoccupations environnementales avaient été aussi présentes au moment de la rédaction du livre de la Genèse qu’elles le sont aujourd’hui, il y a fort à parier qu’un chapitre y aurait été consacré!
Je souligne ici la contribution remarquable de l’abbé André Beauchamp au chapitre du développement d’une spiritualité de l’environnement . De même, l’heureuse initiative de personnes engagées au nom de leur foi dans la mise en place du mouvement « Église verte » mérite notre attention (consultez à ce propos http://egliseverte.org ).
Quel impact une spiritualité de l’environnement peut-elle avoir sur nos pratiques quotidiennes? À nous de le découvrir. Dieu nous lance des appels. Chaque communauté chrétienne, appelée à vivre de la présence du Ressuscité, devrait examiner ses pratiques afin de viser une harmonie toujours plus grande avec la création. Faisons confiance en notre capacité d’imaginer et de mettre en place d’autres façons de faire!
† Jean-Claude Turcotte
Archevêque de Montréal
Changement de nom de la paroisse Saint-David
L’Archevêque de Montréal a consenti à modifier le nom de la Paroisse Saint-David en celui de JÉSUS-LUMIÈRE-DU-MONDE – JESUS LIGHT OF THE WORLD par décret du 5 mars 2010.
Benoît-Marc Boyer, prêtre
Vice-chancelier
Le 15 avril 2010
Événements à ne pas manquer
Série de six conférences sulpiciennes
au Grand Séminaire de Montréal,
dans le cadre de l'Année Sacerdotale
Messe spéciale pour les prêtres défunts
présidée par M. le Cardinal Jean-Claude Turcotte
le 18 mai 2010 à 12h (midi)
en la Cathédrale Marie-Reine du Monde